Une banale histoire d’amour

Un chant triste s’harmonise à mes larmes. Je me sens dans un désert d’ennui. Un désert sans fleurs, sans le bruit de la nature. Je dois m’évader. Je souffre avec un grand vide dans mon cœur. C’est la nuit à Port-au-Prince. Sur ma table de lecture, une petite bougie allumée, un verre de rhum, et quelques livres de poésie. Mon haut-parleur roule Ascenseur pour l’échafaud. Longues pensées d’amour et de solitude, il me manque l’odeur d’une cigarette.

Comment pourrais-je expliquer cette banale histoire d’amour. Il y a des histoires qu’on ne se raconte pas. Qui nous rongent au plus fond de notre âme. Mais comment commencer une banale histoire d’amour ? Par des petites histoires ? Par des gestes ? Ah ! cette banale histoire qui me rend nostalgique de l’existence
De la vie
De la nuit
Tu me manques
Je sais que tu ne pourrais pas m’appeler
Tu as peur la violence des hommes
C’est l’heure de dormir
Mais mon sommeil est perdu dans ton absence
Me voilà ivre avec un verre de rhum blanc à la main dans les rues de ma ville
Je vois un chien solitaire sur le pont de mon quartier
Il me guette
Il m’accompagne
Je ne suis plus seul
Comme un fou
Je crie ton nom dans les rues
Je crie ton nom avec un cœur lourd comme la mer
Je crie ton nom à la nuit
Je crie ton nom à ma ville
Je crie ton nom comme un homme fou de désir
Je veux rentrer chez moi
Mais ce soir
Ma folie n’est pas ordinaire

Photo : Hokusai Katsushika

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